Handisport : " Pas facile en dehors des clubs "

Anaïs Harnois s'entraîne à la piscine Tournesol une fois par semaine. La structure est parfaitement adaptée aux sportifs handicapés.

En dehors des clubs, un panel d’activités handisport est accessible aux personnes handicapées autonomes. L’offre se réduit lorsqu’on est dépendant.

 

Chaque lundi soir, Anaïs Harnois, 24 ans, vient s'entraîner une heure à la piscine Tournesol. Semi-autonome du fait d'un handicap psychomoteur et mental, elle profite d'un créneau spécial mis en place à la piscine, durant lequel les nageurs peuvent profiter d'un maître nageur à disposition. « Aurélie, [mon accompagnatrice], m'amène jusqu'aux vestiaires, puis dans l'eau, explique-t-elle. Je nage dix-huit longueurs de brasse coulée. Puis je prends ma douche. »

La piscine Tournesol est la seule de Blois où l'entrée est gratuite pour les nageurs handicapés, que ce soit pour du sport adapté, comme Anaïs, ou du handisport. « Il y a un pédiluve adapté, on prête des fauteuils roulants et on est équipé d'un fauteuil qui descend dans l'eau, détaille David Vandekerkhove, responsable des piscines d'Agglopolys. Si besoin, l'agent d'accueil peut guider les sportifs jusqu'au vestiaire, puis jusqu'aux bassins. »

 

" A Romorantin, c'est le néant "

 
Pourtant, les portes des équipements sportifs sont souvent considérées comme peu ouvertes aux sportifs handisport. « Les familles estiment que le sport est secondaire et appréhendent de laisser leur enfant pratiquer de lui-même une activité sportive, explique Christian Fleury, fondateur de l'association Entraide Naissance Handicap 41. Il faut dire que c'est un parcours du combattant pour faire du sport tout seul lorsqu'on est handicapé. »
Un constat nuancé par Franck Guibert, agent de développement au comité départemental handisport. « A Blois, pour les personnes qui sont autonomes, cela ne pose pas trop de problème : la ville dispose de plusieurs équipements très accessibles aux personnes à mobilité réduite, comme les piscines, les gymnases… »
Ce n'est pas toujours le cas dans certaines salles de gym ou de fitness. Exemple à Vendôme, dans cette salle située à un étage. L'équipe reste toutefois prête à accompagner des personnes aveugles ou malvoyantes. « On s'adapte, un coach peut emmener le sportif d'une machine à une autre. »
L'accès aux équipements est plus compliqué lorsque l'on n'est pas autonome. « Dans ces cas-là, il vaut mieux faire partie d'un club handisport, car il y a des gens formés pour accompagner les sportifs », assure Xavier Jeanneret, président du comité départemental handisport.
En Loir-et-Cher, l'offre de clubs handisport est déséquilibrée. Pas de problème à Blois avec le Blois handisport, qui propose un grand nombre d'activités : équitation, rugby, tennis, basket, tir, natation, tennis de table… ou avec l'ASHB, spécialisée dans le cyclisme. Idem à Vendôme, où l'USVH propose natation, tir… et à Mer, avec la dynamique section handisport du club de tennis de table. « Mais à Romorantin et dans tout le bassin sud – Saint-Aignan, Salbris… – c'est le néant, déplore Franck Guibert. On espère développer une offre mais c'est compliqué de faire vivre le handisport. » Peut-être aussi un problème de demande : le Tennis-club de Romorantin a mis aux normes ses locaux et formé des accompagnants, mais n'a, à ce jour, reçu aucun sportif handicapé…
 
 
Antonin Marot

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Sports-et-loisirs/n/Contenus/Articles/2016/04/21/Handisport-Pas-facile-en-dehors-des-clubs-2692060

 

"Vivre le Handicap" des jeunes enfants

Christiane Blossier, Nora Bourasseau et Adeline Chantereau ont répondu aux questions.

Dernièrement(18/04/2016), salle le Préau, Élisabeth Barbezange, responsable et animatrice de la halte-garderie de Saint-Gervais, a organisé une réunion d'information destinée aux assistances maternelles, sur le thème « Vivre le handicap ». Après la diffusion du film de l'association Entraide, Naissance, Handicap, tourné par Lionel Monier, Christiane Blossier, Nora Bourasseau et Adeline Chantereau, membres de l'association, ont répondu aux questions de l'assistance. Le débat a montré l'importance de la campagne d'information pour faire découvrir le handicap et faciliter l'intégration de l'enfant. Les assistantes maternelles peuvent être d'un grand secours aux parents, souvent désemparés face à leur situation, en leur montrant les progrès quotidiens réalisés par l'enfant, pour qui le contact avec les autres est très bénéfique. Les assistantes maternelles peuvent aussi être des personnes ressources pour les parents, en les encourageant et leur accordant un peu de temps libre pendant la période de garde. Une association, Jardin d'enfance spécialisé, vient d'être créée avec des équipes mobiles pouvant répondre aux questions des assistantes maternelles, voire se déplacer. L'information passe aussi par la formation sur le handicap auprès des écoles d'infirmières et des futurs enseignants. Invitées également à cette soirée, Céline Picaud, Catherine Regnier, des haltes-garderies de Vineuil et Mont-près-Chambord, et Nathalie Herviou, du RAM intercommunal de Cour-Cheverny, qui pourront être un relais auprès des assistantes maternelles de leurs communes.

 

 

Entraide, Naissance, Handicap,
3, impasse des Noisetiers.
Tél. 07.62.32.47.82 ; asso.enh@gmail.com ; www.enh-41.fr

 

 

Cor. NR : Jacques Braconnier
 

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Communes/Saint-Gervais-la-Forêt/n/Contenus/Articles/2016/04/23/Vivre-le-handicap-des-jeunes-enfants-2694272#

Version imprimableVersion imprimable | Plan du site
Entraide Naissance Handicap